Résultat et signification Paris Saint Germain a facilement battu Nice 4-0 à l'Alliance Riviera samedi pour étendre leur avance en Ligue 1 à 63 points, quatre longueurs devant Lens. L'équipe de Claude Puel reste 15e avec 27 points et regarde toujours anxieusement vers la ligne de barrage de relégation. Enrique Luis est resté avec son 4-3-3, Puel a opté pour un 3-5-1-1, mais seul l'un de ces plans semblait cohérent.
Nuno Mendes a réglé le match avec le genre de calme qui a fait défaut à PSG lors de certains de leurs déplacements plus difficiles. Après que la VAR ait confirmé la faute de Sofiane Diop à la 39e minute, le latéral portugais a marqué le penalty à la 42e minute. Cela est arrivé quelques instants après que le carton jaune donné à Senny Mayulu à la 16e minute ait mis en évidence le risque de faire débuter le jeune joueur, et en effet, Enrique Luis l’a remplacé par Lucas Beraldo à la 43e minute pour verrouiller le milieu de terrain.
La seconde mi-temps a commencé avec le mouvement de la nuit : Mendes a encore avancé, a servi Désiré Doué, et le jeune a fini de près à la 49e minute. Le plan de Nice de concentrer le jeu dans les zones centrales congestionnées s'est effondré dès que Youssouf Ndayishimiye a vu rouge pour une faute à la 61e minute après une intervention de la VAR. Réduits à dix, les hôtes ont couru après les ombres contre une équipe du PSG qui a complété 675 des 729 passes et affiché 74 % de possession. Qui peut stopper une équipe capable d’intégrer une telle qualité dans le jeu sans perdre son tempo ?
Ousmane Dembélé a apporté du frais à la 64e minute et à la 81e minute, il a centré pour le remplaçant Pedro Fernández qui a marqué le troisième but. Le quatrième est arrivé à la 85e minute lorsque Warren Zaïre-Emery, nominalement placé arrière droit mais dérivant constamment vers le milieu de terrain, a conclu sa soirée par une finition de près. Nice, limité à un tir cadré et un xG de 0,24, a à peine perturbé Matvey Safonov.
Analyse tactique Puel a essayé de bloquer les arrières de PSG avec des arrières latéraux Melvin Bard et Jonathan Clauss, tandis que Morgan Sanson marquait Vitinha. Cela n’a tout simplement jamais fonctionné. Vitinha a complété 101 passes, dont 98 trouvaient leur cible, dictant le tempo aux côtés de Lee Kang-In jusqu’à l’arrivée de Dembélé, qui a étiré le jeu verticalement. Mendes et Khvicha Kvaratskhelia ont maintenu la largeur qui a forcé Antoine Mendy et Juma Bah à constamment reculer, isolant Elye Wahi devant. Une fois que Beraldo a pris ses aises dans les zones du milieu de terrain, PSG avait toujours un homme de trop. Pendant ce temps, le rôle hybride de Zaïre-Emery lui permettait de s'infiltrer à l'intérieur avec Vitinha qui couvrait, une liberté que Nice n’a pas pu suivre même avant le carton rouge.
Ce que cela nous dit PSG a laissé de côté l'incohérence suggérée par le guide de forme WLWWL qu'ils ont apporté à la rencontre et a rappelé à la Ligue pourquoi ils restent la référence. L’adaptation de Doué à un rôle d'attaquant itinérant, l'autorité de Vitinha et l'impact du banc soulignent la profondeur dont dispose Enrique Luis en vue de la course au printemps. Nice, de son côté, a désormais concédé 52 buts en 27 matches et manque de certitudes défensives pour jouer le style de construction à haut risque de Puel. À moins que la Riviera ne trouve rapidement des réponses, cette fin de saison pourrait être difficile sur la Côte d’Azur.







